Les versions françaises traduisent ce passage de manières diverses, car l’hébreu utilise un jeu de mots intraduisible dans notre langue. Néanmoins, le message que Jérémie doit transmettre est clair : la menace, le fardeau, ce n’est pas ce que Dieu inflige à son peuple. C’est bien plutôt Dieu lui-même qui ressent son peuple comme une menace et un fardeau. C’est pourquoi il va s’en débarrasser. Deux textes peuvent compléter celui d’aujourd’hui :
• « Venez à moi ! Le joug que je vous invite à prendre est facile à porter et le fardeau que je vous propose est léger », dit Jésus (Matt 11.28-30). N’hésitons pas à nous placer chaque jour sous ce joug !
• « Je déteste vos fêtes... vos cérémonies sont un fardeau pour moi, je suis fatigué de les supporter », dit Dieu (És 1.14). Ne prenons pas le risque d’être un fardeau pour le Seigneur !
La parole falsifiée
La fin du verset 36 est au cœur de ce paragraphe: « On falsifie la parole du Dieu vivant. » D’autres versions parlent de tordre cette parole.
Il y a bien des manières de falsifier la Parole de Dieu : on fait dire au texte ce qu’on souhaite qu’il dise, on occulte certains passages dérangeants, on sort un verset de son contexte, on fait une généralisation à partir d’une situation particulière, on donne la priorité à des traditions ecclésiales, on « adapte » le texte à la société moderne... Bref, le danger de tordre la Parole est omniprésent.
Prière
« Seigneur, c’est avec humilité que j’ouvre la Bible, car je reconnais que je ne comprends pas tout. Éclaire-moi par ton Saint-Esprit, garde-moi de tordre ta Parole et révèle-moi TA pensée. »
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