Paul défend l’origine divine de son message par des arguments biographiques. Suite à sa conversion, il n’est pas entré en contact direct avec les apôtres de Jérusalem. Ce n’est donc pas d’eux qu’il a reçu son message. Vu son passé de persécuteur zélé, il est inimaginable que ce message soit le résultat de sa réflexion personnelle. Par conséquent, l’Évangile dont Paul est porteur est bien celui de Dieu. Son accord avec les apôtres de Jérusalem en sera la preuve finale (voir 2.6-7).
Paul et le christianisme
Dès le premier siècle et jusqu’à aujourd’hui, il est de bon ton, en certains milieux, de jouer « Jésus contre Paul ». On a fait de l’apôtre le réel fondateur du christianisme, mais au prix de la trahison du message de son maître. Est-ce bien raisonnable ? Paul se défend avec ardeur dans le texte de ce jour.
Son enseignement paraît sec et sévère ? Il l’a pourtant reçu directement du Christ et enseigne en parfaite concordance et cohérence avec les paroles de son maître !
Paul ne nous présenterait que des opinions humaines sur l’Évangile de Jésus ? Il déclare que son message ne doit rien aux hommes, mais tout à la révélation de Jésus !
Paul ne serait que le reflet de la pensée de l’Église de son temps ? Il est totalement indépendant des responsables ecclésiaux de son époque.
« Voici donc notre dilemme : acceptons-nous le récit de Paul concernant l’origine de son message, récit étayé par de solides preuves historiques ? Ou préférons-nous notre propre théorie, même dénuée de toute preuve historique ? Si Paul avait raison en affirmant que son Évangile n’était pas de l’homme, mais de Dieu (cf. Rom.1.1), dans ce cas, rejeter Paul revient à rejeter Dieu » (John Stott, « Appelés à la liberté », éd. Emmaüs, p.33)
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